Nos cinq sens… et les siens

Nos cinq sens… et les siens

L'expérience sensorielle du chien, qui varie du « bionique » au basique, est très différente de la nôtre. Tour d'horizon.

17 mai 2019

La vue


Chez l'humain
L'humain peut percevoir la lumière grâce à deux types de photorécepteurs dans la rétine, soit les cônes et les bâtonnets. Les trois types de cônes permettent à l'œil humain de distinguer des millions de couleurs différentes. Chaque fois que nous ouvrons nos paupières, un univers en technicolor se révèle à nous grâce à ces photorécepteurs. Sauf, bien sûr, devant un film de Charlie Chaplin…


Chez le chien
On a longtemps cru que les chiens vivaient dans un monde monochrome, mais on sait maintenant que ce n'est pas le cas. Les chiens ont deux types de cônes, sensibles aux nuances de bleu et de jaune. Leur vision est donc, en réalité, très similaire à celle des gens daltoniens. Malgré ce désavantage, leur vision est mieux adaptée que la nôtre à la pénombre ; ils voient donc mieux que nous la nuit.


L'odorat


Chez l'humain
Il y a une raison pour laquelle on n'a jamais eu recours à un humain pour renifler des valises à l'aéroport ! Une personne ordinaire a environ 5 millions de cellules olfactives. Un chiffre qui pâlit comparativement aux quelque 220 millions de cellules olfactives du chien. La bête remporte donc la palme du meilleur odorat… haut la patte !


Chez le chien
L'appareil nasal d'une créature aussi petite qu'un chihuahua bat à plate couture celui de l'Homo sapiens… même lorsqu'il a un gros pif ! Des chercheurs croient que le mucus des chiens contribue à leur extraordinaire sens de l'odorat. Ainsi, on les « embauche » pour détecter, par exemple, des traces de drogue ou d'accélérant sur les lieux d'incendie criminel. Des chiens d'assistance sont même formés pour aider à détecter une hyperglycémie chez les personnes diabétiques. Si votre chien vous regarde avec un drôle d'air, il est peut-être temps de consulter votre médecin !


Le toucher


Chez l'humain
Nos mains contiennent l'une des plus importantes concentrations de terminaisons nerveuses du corps humain. Lorsqu'on touche un être aimé, les nerfs de nos mains communiquent avec notre système nerveux central, qui se met à produire des hormones qui nous font nous sentir bien. Les empreintes digitales auraient d'ailleurs un rôle dans ce processus, soit d'amplifier certaines vibrations reliées à la texture de l'épiderme.


Chez le chien
Le toucher est le sens le plus similaire que les chiens partagent avec nous. C'est le premier sens sollicité après la naissance : lorsque la mère lèche le chiot, elle crée un lien d'attachement. C'est aussi grâce à nos caresses que nous pouvons apaiser les chiens et calmer leurs ardeurs. En se blottissant contre nous, ils éprouvent du réconfort et nous en donnent en retour. Cette grande complicité qui existe entre un Pawsie et son animal ne serait pas la même sans le toucher !


L'ouïe


Chez l'humain
En matière d'ouïe, l'humain, avec son acoustique limitée, est clairement désavantagé par rapport au chien. Il est également plus probable qu'il connaisse, avec l'âge, une perte plus importante de l'ouïe que le chien, bien que toutou n'est pas à l'abri de la surdité en vieillissant, selon sa race et sa génétique.


Chez le chien
Le chien peut entendre jusqu'à un périmètre quatre fois plus étendu que nous. Son secret ? Des oreilles souples et flexibles qui amplifient les sons et des muscles spécialisés qui lui permettent d'ajuster la position de son canal auditif pour localiser et isoler un bruit. Il peut aussi entendre des infrasons et des ultrasons qui échappent à l'oreille humaine. Votre chien semble japper pour rien ? Il a sûrement entendu quelque chose que vous ne pouvez même pas détecter !


Le goût


Chez l'humain
Contrairement à la croyance populaire, les papilles gustatives ne se trouvent pas seulement sur la langue, mais aussi dans le palais, la gorge et même l'œsophage. Leur nombre varie d'une personne à l'autre, mais typiquement, on en compte 2 000 à 9 000 chez l'humain, ce qui est beaucoup plus que chez le chien. Ce nombre diminue avec l'âge. Après 60 ans, la capacité à distinguer le goût des aliments sucrés, salés, acides, amers et umamis décroît considérablement.


Chez le chien
Comment votre chien peut-il attaquer sa gamelle avec le même appétit jour après jour ? D'une part, il a moins de papilles gustatives que nous, soit aussi peu que 1 700. D'autre part, les papilles canines seraient moins sensibles au goût que les nôtres. Le chien se rabat donc sur son odorat pour choisir sa nourriture. Ce qui explique pourquoi un chien avale sa nourriture — ou n'importe quel déchet — sans l'avoir mâché ni savouré. Son goût n'est tout simplement pas un sens aussi développé que le nôtre !

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