La leptospirose: une maladie grave qui peut vous affecter ainsi que votre chien

La leptospirose: une maladie grave qui peut vous affecter ainsi que votre chien

Un peu partout sur la planète, la leptospirose tue annuellement des dizaines de milliers de personnes et de chiens. Pourtant, nombreux sont les propriétaires d’animaux qui ignorent l’existence de cette maladie. Nous avons fait le tour du sujet en six questions.

18 juin 2020

Qu’est-ce que c’est?
La leptospirose est une maladie causée par une bactérie du genre Leptospirosa que l’on retrouve dans l’eau, les aliments, le sol ou autres matières contaminées par l’urine excrétée des mammifères porteurs, principalement le rat. Il s’agit de l’une des plus importantes zoonoses, c’est-à-dire une affection qui se transmet de l’animal à l’homme et vice-versa. La transmission du microbe s’effectue par le contact des muqueuses (bouche, yeux, narines) ou de lésions de la peau avec la bactérie présente dans l’urine infectée ou les substances souillées. 


Quelles espèces peuvent être infectées?
Les rongeurs, renards, mouffettes, ratons laveurs, ruminants, porcs et chevaux peuvent être affectés par cette maladie. Mais ce sont surtout les chiens qui nous préoccupent en raison de leur proximité avec les humains et leur fréquentation de milieux potentiellement contaminés. Contrairement à ce qui était véhiculé par le passé, ce ne sont pas que les grands chiens ayant accès à des lacs ou des marécages contaminés qui sont plus à risque. Des données récentes indiquent qu’il y a de plus en plus de petits chiens susceptibles d’être infectés, ainsi que des chats d’extérieur. Les félins qui présentent peu de symptômes s’infectent généralement en chassant de petits rongeurs, qui sont l’un des réservoirs principaux de la leptospirose.


Quels sont les symptômes et conséquences?
Lorsque le chien est infecté, les leptospires se multiplient rapidement dans le sang et colonisent plusieurs organes tels que le foie, les reins, les poumons, les yeux et le système nerveux central. L’incubation peut durer de 2 à 30 jours, avec une moyenne d’environ une semaine. L’animal peut alors présenter du sang dans l’urine et manifester de l’abattement, une perte d’appétit, des vomissements, de la fièvre, une augmentation de la soif et de la production d’urine, une jaunisse, une conjonctivite, une importante vasculite ou des gastro-entérites hémorragiques. 


Comment confirmer le diagnostic?
Comme les symptômes demeurent variables dans leur manifestation, leur intensité et leur durée, leur description détaillée ainsi que des analyses sanguines dès les premiers signes permettront de confirmer le diagnostic. Mais tout chien présentant de la fièvre ou des problèmes hépatiques ou rénaux devrait être testé. Le vétérinaire devra réaliser un bilan sanguin complet et avoir possiblement recours à de l’équipement d’imagerie médicale afin d’évaluer d’éventuels dommages aux organes les plus souvent atteints. Le dosage d’anticorps sérologique viendra valider le diagnostic. 


Existe-t-il un traitement?
Seul un traitement aux antibiotiques administré dès le début et sur plusieurs semaines permettra au chien d’éliminer la bactérie. Toutefois, comme la leptospirose est une maladie multisystémique, des mesures de soutien doivent habituellement être mises en place pour stabiliser les fonctions rénale, respiratoire ou hépatique.  


C’est surtout l’atteinte rénale aiguë qui est la plus fréquente avec près de 90 % des cas. À la suite de l’insuffisance rénale aiguë, la mort peut survenir dans un délai de 5 à 10 jours. En moyenne, 80 % des chiens survivent et moins de 20 % conservent une maladie rénale chronique. Lors d’atteinte hépatique ou pulmonaire, le pronostic est plus sombre. Si l’animal survit, son entourage court le risque qu’il devienne un porteur et surtout un excréteur chronique. 


Comment prévenir cette maladie?
Le meilleur moyen de prévention chez le chien demeure la vaccination annuelle qui, au cours des dernières années, a démontré son efficacité. Malheureusement, il n’existe pas encore de vaccin pour les chats. Comme il s’agit d’une maladie environnementale plus présente à l’automne, il est important de prendre d’autres précautions pour minimiser les risques de contagion. Par exemple, respectez de bonnes mesures d’hygiène personnelle, évitez de laisser les chiens boire ou marcher dans des mares d’eau auxquelles les animaux de la faune ou les rongeurs ont accès.


En conclusion, rappelez-vous que cette maladie est beaucoup plus facile à prévenir avec votre vétérinaire qu’à guérir avec votre médecin!

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